La méditation arrive dans l’entreprise

Google, Ford et Carlsberg ont été parmi les premières entreprises à l’introduire dans leurs locaux. Puis, progressivement, en France, des instituts de formation ont commencé à l’intégrer à leur catalogue. En 2012, l’Ecole de management de Grenoble a ouvert une chaire « Mindfulness, bien-être au travail et paix économique« , tenue par Dominique Steiler. Enfin, la mindfulness pénètre doucement, mais sûrement, de grands groupes comme L’Oréal, Siemens et EDF.

Mindfulness, mais kézako ? La « pleine conscience » consiste à s’immobiliser et se taire. S’arrêter et devenir témoin de ce qui se passe en soi… Autant dire, pour certaines, un véritable défi ! « Méditer, c’est rester présent, rien de plus », explique pourtant Jon Kabat-Zinn, fondateur, en 1979, de la Clinique de réduction du stress du centre hospitalier du Massachusetts (Etats-Unis) et principal représentant de cette méthode de méditation. En entreprise, l’objectif est assez pragmatique : optimiser les performances des salariés dans une ambiance plus sereine.

De fait, avec la mise en place du plan Santé au travail (2010-2014), les entreprises ont désormais une obligation de résultat en termes de réduction des risques psychosociaux, en agissant notamment sur le stress de leurs salariés, et en menant des actions préventives contre l’épuisement professionnel et la dépression. Le stress au travail coûte cher aux entreprises : l’Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail a évalué que 50 à 60% de l’absentéisme sont dus au stress… Développer la pleine conscience favorise le travail : les équipes s’impliquent davantage, avec plus de souplesse et de créativité.

Les managers, eux, sont souvent conduits à modifier leurs pratiques : ils s’appuient davantage sur leurs qualités et leurs ressources et prennent de la distance en cas de conflit ou de crise. Une prise de recul primordiale pour des dirigeants qui ont à faire face aux changements et autres enjeux économiques. Caroline, intégrée au service Ressources humaines d’un grand groupe, a suivi une formation à la méditation. « Je m’accorde plus d’importance, a-t-elle constaté, ce qui me permet de prendre du recul dans les situations difficiles que je rencontre. Je dors mieux et je me lève plus facilement le matin pour aller travailler. J’ai acquis la capacité de faire des coupures dans la journée, même très courtes, pour respirer.J’ai appris à prendre un peu de temps pour me recentrer, me poser. Cela me donne plus d’équilibre, plus d’énergie et plus d’efficacité. Je fais un point quotidien sur les événements positifs, c’est valorisant et cela me donne confiance. Maintenant, je comprends mieux les comportements de personnes qui sont trop dans leur tête. »  Source Capital.fr

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