Psycho-neuro-immunologie (PNI) : la méditation entre à l’hôpital

“Pour être en forme, soyons optimistes.” On la croyait naïve, pourtant la pensée positive repose sur un système fort complexe : la PNI. D’où l’invitation faite aux patients de participer à leur guérison.

Trouver ce qui facilite l’expérience du patient

Au même moment s’ouvrent dans une trentaine de grandes écoles médicales américaines, dont les dix plus grandes, des programmes à la fois théoriques et cliniques, qui font la part belle à la méditation, la visualisation et autres méthodes familières aux pratiquants de la médecine holistique. C’est une première. L’ère Clinton aura correspondu à une irruption, dans les institutions et auprès du grand public, des idées alternatives.

Cela s’analyse financièrement : la médecine technologique coûte de plus en plus cher ; les méthodes holistiques, non. Mais le Pr Kenneth Pelletier ajoute aussitôt, dans un grand éclat de rire :  » Et surtout, ces méthodes fonctionnent !  » Depuis 1996, cet homme est partie prenante d’un programme national destiné à évaluer l’efficacité des médecines alternatives dans dix des plus importants centres universitaires du pays, tels Harvard Medical School et Colombus University. Il est également responsable d’un centre d’un genre nouveau, qui a ouvert ses portes le 15 avril, à Stanford. En liaison avec le centre de médecine sportive voisin, ce service propose à ses patients de nombreuses options (pour mieux gérer leur stress en attendant un transplant d’organes, pour se remettre d’une crise cardiaque ou pour faciliter les effets secondaires d’une chimiothérapie) : yoga, visualisation, méditation, nutrition alternative, techniques de respiration, tai-chi ou acupuncture…

Comment une telle révolution est-elle possible, quand on sait à quel point le milieu médical, soutenu par de puissants laboratoires, a eu tendance, ces dernières décennies, à insister essentiellement sur les découvertes neurochimiques ?

Psycho-neuro-immunologie : la grande réunification

En quelques siècles, l’esprit d’analyse et l’insatiable curiosité des savants avaient fini par nous découper en tranches de plus en plus minces. Et voilà qu’à la frontière extrême de son morcellement, la science a buté sur une découverte majeure : jusqu’au fond de nos cellules, notre corps et notre esprit sont inséparables. Les médecins américains ont baptisé cette réunification historique la psycho-neuro-immunologie (PNI). Certes, le domaine que l’on appelait psychosomatique avait déjà préparé le terrain, depuis qu’à la fin des années 50, la science médicale avait reconnu que la volonté de vivre était un facteur déterminant de guérison des maladies graves, telles que le cancer. Mais beaucoup d’experts se réfugiaient derrière l’ »argument placebo ». Celui-ci a fait long feu. Toutes les découvertes de la PNI ont renversé le propos: l’effet placebo montre qu’en fait toute guérison est d’abord un processus interne à l’individu.

 

Ce dossier présente plusieurs exemples concrets prouvant que, avant d’être bien nourri et médicalement  » entretenu « , un corps sain est un corps aimé et aimant, relié au monde et capable de donner du sens à sa vie. Vous trouvez cela évident ? Croyez bien que, pour la science officielle, ça ne l’était pas jusqu’à maintenant. La nouvelle médecine, nous avons eu la chance de la rencontrer à Los Angeles, en la personne de l’illustre psychiatre George Solomon, unanimement considéré – avec son ami et confrère Robert Ader – comme le père de la PNI.

 

Source : Psychologies.com

 

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